Le representant de la FEPAB remettant le document de plaidoyer à la DGPERM. DAO Bassiaka, président de la FEPAB remettant le message du plaidoyer au directeur de la DGPER représentant l'Etat BurkinabeAu Burkina Faso comme dans de nombreux autres pays africains la multiplicité des risques agricoles subis par les producteurs agricoles (sécheresse, inondation, maladie, perte de marché, prix peu rémunérateur des produits agricoles,…)

contribue à accentuer les pertes de productions et de revenus et accentuant de ce fait leurs d’insolvabilité vis-à-vis des structures de financement. Les évènements climatiques constituent les facteurs de risques les plus importants pour les producteurs.

C’est dans ce contexte que depuis 2012, la FEPAB en partenariat avec PlaNet Guarantee et Oxfam expérimente la micro assurance agricole au Burkina Faso afin de minimiser l’impact des risques agricoles. La phase pilote et d’extension du projet couvre la grande partie sud du pays et concerne le maïs, Sorgho, mil, arachide, Bétail et le coton.

Lors d’une rencontre entre le chef de l’état burkinabè et les paysans (pendant les Journées Nationales du Paysan) en 2009, une requête dans le domaine de l’assurance agricole lui avait été adressée par les producteurs. En réponse à cette demande l’Etat burkinabè compte mettre en place un mécanisme d’assurance agricole comme outil de gestion des risques agricoles. Pour ce faire, un comité technique interministériel de réflexion sur la question est a été mis en place par arrêté en février 2013. En mars 2015 un arrêté conjoint de mise en place de l’Unité Technique de coordination d’assurance agricole a été pris.
Après Cinq années d’activités, l’ensemble des acteurs reconnaît la pertinence des produits d’assurance récolte et souligne les nombreuses difficultés qui rendent difficile d’accès ces produits (cout élevé de la prime d’assurance par rapport à la bourse des producteurs, Taxe sur la prime, L’absence de subvention sur la prime d’assurance par l’Etat Burkinabè, etc.

Par ailleurs, l’on constate qu’à ce jour, toutes les expériences qui ont été des réussites, dans le monde, sont basées sur une intervention forte des pouvoirs publics pour Subventionner les primes (Sénégal : 50% de subvention de la prime, Maroc : 90% de subvention pour les petits producteurs, Pays du nord: 100% dans plusieurs d’entre eux).

Les producteurs membres de la FEPAB et plus généralement du Burkina Faso plaident auprès des hautes autorités pour la prise en compte de leurs préoccupations afin de permettre une sécurisation de leurs facteurs de production pour l'atteinte de la sécurité alimentaire au Burkina Faso. Pour cela Ils ont remis en mars 2016 un document de plaidoyer à la Direction Générale pour la Promotion de l'Economie Rurale en mars 2016.